La garde-robe Pucci de Marilyn

Bonjour les ami(e)s,

Aujourd’hui, place à une article mode un peu spécial ! En effet, je ne prends pas la pose dans une tenue de ma composition, j’ai choisi de vous présenter la garde-robe Emilio Pucci de mon idole Marilyn Monroe, une femme et actrice que j’admire pour son talent et sa beauté, son esprit d’indépendance et sa fragilité. L’aube des années 60 est synonyme pour elle d’un nouveau souffle, l’époque où elle renouvelle sa garde-robe avec la marque italienne Pucci et où elle achète sa toute première maison à Brentwood, un quartier chic et paisible de Los Angeles.

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Marilyn © George Barris – Juin 1962

Emilio Pucci (1914-1992) était un aristocrate italien qui créa sa maison de haute couture en 1948 sur l’île de Capri, prisée par une clientèle riche et fêtarde. Ses connaissances en matière stretch et infroissable sont mises à profit dans la confection de combinaisons de ski et maillots de bain. Au début des années 60, Marilyn tombe sous le charme de la marque, consolidant sa réputation à travers le monde. Pucci connaît son apogée dans les décennies 60 et 70 avec ses imprimés psychédéliques et pop aux couleurs flashy. Des célébrités comme Jackie Kennedy, Sophia Loren et plus tard Madonna comptent parmi ses illustres clientes.

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La marque Pucci des années 1960 aux années 1990

Dans les années 50, la garde-robe privée de Marilyn est relativement sobre (à distincter des tenues de soirée et de gala empruntées aux studios de la Fox ou de la MGM) : on trouve des jupes crayon, robes et tailleurs en drap de laine ou flanelle dans des tons neutres (noir, gris, beige, crème), des pantacourts et corsaires en vichy ou pied-de-poule, des blouses et corsages dans des teintes claires, des sweaters et des jeans. Elle introduit la couleur au début des années 60 suite à son engouement pour la marque Pucci, osant des couleurs qu’elle n’avait jamais portées, comme le jaune et le bleu.

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Garde-robe Pucci de Marilyn vendue chez Christie’s New-York – Octobre 1999

La garde-robe Pucci de Marilyn se compose principalement de robes et blouses légères en jersey de soie uni dans des tons « sorbet » ou acidulés (abricot, parme, vert anis, turquoise, vert menthe, rose vif) ainsi que des chemisiers en soie aux imprimés abstraits ou géométriques, qu’elle associe avec des pantalons coupe cigarette, blanc ou crème, ou de couleur pastel. Les vêtements portent les étiquettes Emilio Pucci et Saks Fifth Avenue, le grand magasin de New-York qui les vendait en exclusivité. On notera la modernité des formesles coupes épurées et droites de style t-shirt, à l’encolure bateau distinctive.

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Deux blouses Pucci de Marilyn à encolure bateau

Etant une fan inconditionnelle de Marilyn, j’ai collecté plusieurs milliers de photos au fil du temps, classées méthodiquement par année et par mois, la plupart précisément datée. Les premières apparitions publiques de Marilyn en Pucci remontent au début 1961, notamment lors de ses vacances à St Petersburg (Floride) où elle accompagne son ex-mari Joe DiMaggio, alors coach de l’équipe de baseball des New-York Yankees en poste à Fort Lauderdale pour leur entrainement saisonnier. Sur la plage de Redington Beach, Marilyn porte un chemisier Pucci en soie à motifs bijoux d’inspiration Renaissance dans des tons or et vert, associé à un simple pantalon crème.

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Séjour en Floride avec Joe DiMaggio – 28 mars 1961

Le 11 juillet 1961, accompagnée de son attaché de presse John Springer et escortée de policiers, Marilyn quitte le Polyclinic Hospital de Manhattan (New York) où elle a subi l’ablation de la vésicule biliaire. Amaigrie et fragilisée, elle sort du bâtiment en fauteuil roulant, avant de se lever pour affronter – apeurée mais souriante – la cohue des photographes, journalistes et admirateurs. Pour l’occasion, elle arbore une robe Pucci en jersey de soie orangé sous un trench de coton ivoire de la marque Lawrence of London.

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Sortie du Polyclinic Hospital, New York – 11 juillet 1961

Comme on le voit ci-dessous lors de la présentation faite en amont de la vente aux enchères Christie’s New-York qui se déroula les 27 et 28 octobre 1999, Marilyn avait acheté le même modèle de robes décliné en plusieurs coloris, version manches longues et courtes. Surnommée « The Sale of the Century », la vente The Private Property of Marilyn Monroe rapporta plus de 13 millions de dollars avec 576 lots comprenant vêtements, fourrures, chaussures, bijoux, cosmétiques, mobilier, livres, et autres articles personnels de la star.

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Robes Pucci de Marilyn vendues chez Christie’s New-York – Octobre 1999
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Robes Pucci de Marilyn vendues chez Christie’s New-York – Octobre 1999

En février 1962, Marilyn se rend au Mexique pour acheter du mobilier et des objets décoratifs pour sa maison de Brentwood, une propriété de plain-pied avec piscine située au 12305 Fifth Helena Drive, dans un style hacienda néo-colonial espagnol. Elle profite de son séjour mexicain pour rencontrer des représentants de l’industrie cinématographique, visiter l’orphelinat de l’Institut National de la Protection de l’Enfance auquel elle fait un don de 10.000 dollars, et donner une conférence de presse à l’hôtel Continental Hilton. Pour l’occasion, elle porte sa robe Pucci préférée en jersey de soie vert pâle, celle dans laquelle elle sera inhumée quelques mois plus tard.

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Conférence de presse au Hilton Hotel, Mexico – 22 février 1962

En ce début 1962, l‘avenir s’annonce plein de promesses pour Marilyn, tant sur le plan personnel que professionnel : elle s’investit dans la décoration de sa nouvelle maison, remporte le 05 mars 1962 le Golden Globe de la « World Film Favorite Female of 1961 » et s’apprête à tourner un film sous la direction de George Cukor, pour lequel elle débute les essais costumes le 10 avril. Ce nouveau film « Something’s Got to Give » – où elle joue aux côtés de Dean Martin – restera inachevé…

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Escarpins en cuir Ferragamo de Marilyn assortis à sa blouse Pucci

Cette blouse Pucci de couleur vert anis est significative dans la vie de Marilyn à plus d’un titre. En mai 1962, elle la porte lors des répétitions du gala d’anniversaire du président Kennedy au Madison Square Garden où elle chantera son inoubliable et langoureux « Happy Birthday Mr. President ». Puis à nouveau lors du week-end précédant sa mort, quand elle séjourne au Cal-Neva Lodge près du lac Tahoe (Nevada) les 28 et 29 juillet 1962, en compagnie de Frank Sinatra et de Peter Lawford – le beau-frère du président. Marilyn portait souvent un total look monochrome : blouse, pantalon, escarpins et foulard en mousseline assortis.

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Répétition au Madison Square Garden, New-York – 18 mai 1962

En 1962, les plus grands magazines américains (Life, Vogue, Cosmopolitan) lui consacrent interviews et reportages photos. Fin juin, George Barris l’immortalise dans ses vêtements personnels, en total look Pucci. Ce shooting réalisé pour Cosmopolitan a lieu chez Walter Leimert, un magnat de l’immobilier et ami du photographe, dont la villa se trouve sur les hauteurs de Hollywood. Marilyn portera successivement 3 tenues : une blouse abricot + pantalon assorti, une blouse parme + pantalon blanc, et enfin son chemisier crème à motif bijoux or & vert + pantalon crème.

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Marilyn © George Barris – Juin 1962

En juin et juillet 1962, Marilyn pose sous l’objectif du photographe Bert Stern pour le magazine Vogue. Devenues célèbres sous le titre « The Last Sitting », les 3 séances se déroulent sur 3 jours au Bel Air Hotel de Los Angeles et comptent plus de 2.500 clichés, des portraits de mode et des nus. Marilyn pose entre autres avec une robe noire dos nu de Dior, un manteau en chinchilla, et cette robe Pucci au dessin géométrique rose et vert inspiré d’un motif plume de paon, la même qu’elle portait lors de sa visite à l’orphelinat de Mexico en février.

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Marilyn © Bert Stern – Juillet 1962

A mon sens, l’année 1962 est celle où Marilyn réalise ses plus belles séances photos avec Bert Stern, George Barris et Willy Rizzo. Elle confie à George Barris : « La période la plus heureuse de ma vie, c’est en ce moment. L’avenir est devant moi, et j’ai hâte d’y être, ça va être passionnant ! J’ai l’impression que je commence à peine : je veux jouer dans des comédies, des tragédies, un mélange des deux. Je n’ai aucun regret car, si j’ai commis des erreurs, je suis seule responsable… ».

Quelques semaines plus tard, le 05 août 1962, Marilyn est retrouvée morte dans la chambre de sa maison de Brentwood, d’une overdose de barbituriques. Le rapport d’autopsie conclura à un « suicide probable », même si je préfère parler de mort accidentelle au vu des nombreux projets qui l’attendaient… Mais ceci est un autre débat ! Une femme et artiste merveilleuse disparaît pour entrer dans la légende et laisser place au mythe. Forever Marilyn… 💗

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Je vous souhaite une belle journée !
Agnès

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